Chanteuse de gospel folk aux allures pop, Andrée Grise, nommée en 2017 aux Angels Music Awards, a répondu à quelques questions du Jour du Seigneur pour son premier album “Une femme qui croit en toi”.

Entre soul, gospel, et pop, la musique d’Andrée Grise est volontairement multicolore. Cette artiste née d’une mère camerounaise et d’un père français découvre le gospel lorsqu’elle a 18 ans en intégrant un groupe de chant auquel sa mère l’inscrit. Très vite, elle découvre son goût pour deux styles de musique : la variété, et le gospel, mais c’est par la variété qu’elle entame ses premières scènes.

Le gospel a pris le dessus lorsqu’Andrée Grise a voulu allier sa foi à sa musique. “Je me suis demandée pourquoi je chantais, quel était mon objectif profond.” La jeune femme s’interroge alors sur son rôle en tant que chanteuse. “Est-ce que je veux briller, gagner de l’argent ?”, s’interroge-t-elle. Rapidement, la réponse prend une apparence évidente : “j’ai compris que je voulais parler à Dieu et partager ma foi au travers de cet album, en toute simplicité”.

Aujourd’hui, Andrée Grise se bat pour que la scène généraliste s’intéresse et s’ouvre à des artistes qui ont la foi. “J’ai envie de faire partie de ceux qui veulent ouvrir les portes, que les artistes chrétiens soient accueillis comme ils sont !”, confie-t-elle au Jour du Seigneur. Son premier album “Une femme qui croit en toi” est un vrai concentré de vie qu’elle souhaite partager au plus grand monde.

Si le monde de la musique laisse peu de place aux chrétiens, elle regrette également que les chrétiens ne s’unissent pas davantage. “On manque de solidarité, on a du mal à se rejoindre dans des lieux communs”, analyse-t-elle. La chanteuse explique qu’il faut souvent “être catalogué et appartenir à une Église pour être soutenu”, c’est pourquoi elle est attachée à l’Église Saint-Augustin. Ce qui ne l’a pas toutefois pas empêchée d’être fortement influencée par les protestants évangéliques, dans le domaine proprement musical.

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